Comment faire VS comment recevoir

Suite au dernier article écrit, j'ai eu quelques retours de personnes qui se sont senties interpellées. Mais si, comme c'était mon cas, ces personnes "tournent en rond" depuis un moment, on peut vite se demander comment sortir de ce cercle vicieux afin de bénéficier d'une plus grande liberté. Dans cet article je vais donc essayer de donner quelques pistes qui me semblent être utiles, inspirées de ma propre expérience.

 

Reconnaître ses torts

Si ce changement dans ma vie a pris beaucoup de temps pour moi, je suis persuadé que c'est en lien avec mon sentiment de propre justice. En effet, on peut voir très clair sur nos mauvais comportements ou nos mauvaises réactions, mais si on les justifie ou si on les minimise par rapport à tout ce que l'on peut faire de bien à côté, on se retrouve inexorablement enfermé dans cette spirale infernale qui rend impossible tout changement. Il nous faut bien prendre conscience qu'un tort est un tort, peu importe si on se pense "parfait" à côté.

J'aime quand Dan Mohler (prédicateur que j'affectionne particulièrement) joue le rôle de Jésus mais avec notre mentalité déchue. Si j'essaye de retranscrire un exemple par écrit çà donnerait un Jésus sur la croix en train de dire à son Père : "Barabbas ? Sérieux ? Je les ai guéris, délivrés, nourris et eux ils libèrent un meurtrier et veulent me faire mourir ? Je suis venu pour leur annoncer le royaume de Dieu et je l'ai manifesté tous les jours devant leurs yeux mais ils ne comprennent rien et ils restent aveugles ! Ils ne changeront jamais cette bande d'égoïstes et il faudrait que je donne ma vie pour eux ! Non ! C'est trop ! Moi je sors de là et je les laisse se débrouiller tout seul maintenant. J'en ai assez fait !". Cela semble irréaliste dans la bouche de Jésus mais pourtant tellement proche de ce que l'on peut penser... Et ce n'est pas normal... Et si tout de suite dans votre tête monte un "oui mais...", c'est que votre souffrance vous aveugle, comme c'était mon cas. Car si le dicton dit que l'amour rend aveugle, je pense plutôt que pour nous croyants, la souffrance rend aveugle. Le vrai Amour, Lui, rend la vue !

 

Faire confiance

Trop souvent on "essaye" Dieu et voyant que cela ne "marche" pas, on continue avec nos propres forces. Mais Dieu n'est pas un génie dans une lampe ! C'est un Papa d'amour qui veut nous éduquer aux travers des circonstances de la vie. Ce qui caractérise la confiance ce n'est pas un "essai" mais un lâcher-prise. Trop souvent on "fait" à partir de la mauvaise source, avec la mauvaise motivation. Trop souvent on cherche comment faire alors qu'il nous faut trouver comment recevoir. Trop souvent on a peur de ne jamais avancer si on ne fait pas par nous même. En réalité nos essais, nos "faire" entravent notre cœur à recevoir la révélation libératrice. Comme l'explique plus en détails mon ami Fabien dans son article "De la tête au cœur, mythe ?", trop souvent on veut appliquer ce que l'on a compris avec notre tête pour opérer un changement dans nos vies en le faisant "descendre dans notre cœur". C'est ce fonctionnement qui nous bloque ! Si on arrête de vouloir "faire", on trouvera le chemin du repos qui laissera la place au Saint-Esprit pour toucher notre cœur à repentance, ce qui produira la transformation attendue. Ensuite notre tête pourra appréhender ce qui s'est passé, l'exprimer, l'expliquer et ainsi encourager et exhorter les autres. Nous ne pouvons pas ouvrir nos yeux par nous-même, nous devons chercher à nous exposer à la Lumière de la Vérité afin que nos yeux s'ouvrent.

Il arrive cependant (souvent, d'après mon expérience) que l'on n'ait pas envie de faire confiance car notre noirceur parle plus fort que tout espoir. Là encore je recommanderais de ne pas se battre contre ses sentiments qui, même s'ils sont des mensonges, ont le pouvoir de nous envahir et nous asservir. La seule réponse que j'ai trouvée face à cela est de ne pas avoir peur du temps qui passe et de faire confiance à Celui qui l'utilise pour notre bien. En effet, selon moi, avoir peur du temps qui passe nous pousse à reprendre le contrôle. Je crois qu'en dépit de ce qu'on pourrait penser, garder confiance malgré le temps qui passe est le chemin le plus court pour trouver l'issue de nos blocages !

Pendant mes temps difficiles j'ai eu une image qui me revenait régulièrement : le peuple d'Israël qui tourne en rond dans le désert pendant 40 ans. C'est facile pour nous de voir la traversée du Jourdain et de balayer ces 40 ans d'un revers de la main, mais mettons-nous à la place de Josué une seconde... Probablement plus facile de se dire qu'on ne verra jamais la terre promise non ? Pourtant, la bonne nouvelle est que nos propres forces meurent dans ce désert afin que les eaux s'ouvrent devant nous, nous dévoilant ce bon pays d'abondance en héritage !

 

Se nourrir

Je suis convaincu que la durée passée dans nos "déserts" dépend également de la nourriture que l'on prend. Si on ne se nourrit que de propre-justice, d'auto-justification, d'amertume, de désespoir, de colère,...comment notre cœur pourra-t-il être touché et ne pas s'endurcir ? Je crois avoir lu quelque part que la foi vient de ce que l'on entend... Plutôt que d'essayer de fuir la mauvaise nourriture (ce qui ne marche pas), il nous faut donc entendre la Vérité et s'exposer à la Lumière ! Sur la page "J'ai aimé" je propose quelques médias qui m'ont aidé et que vous pouvez consulter. Mais là aussi faites confiance à Celui qui vous guidera sur ce qui vous parlera le plus tant sur le fond que sur la forme. Si vous êtes du genre à chercher, cherchez et vous trouverez. Si comme moi vous n'êtes pas du genre à chercher, faites confiance et attendez qu'Il vous donne ce qu'il vous faut. Dans tout ce qui m'a impacté, je n'ai rien cherché ; mais les livres, articles et vidéos qui sont passés devant mes yeux se sont enchaînés avec une parfaite cohérence et progression !

Il ne faut pas non plus oublier le plus important : se nourrir de Sa Présence et de Son Amour ! Restons honnête et transparent devant Celui qui voit tout, sachant qu'Il nous aime là où on en est. Trop souvent nous perdons de vue l'essentiel car nous sommes constamment en quête de perfection et la culpabilité nous ronge dès que l'on échoue, ce qui nous fait "fuir loin de Sa Face". Nourrissons-nous plutôt de Sa Grâce et n'ayons pas peur de là où nous en sommes. Un enfant de trois ans n'a pas honte de présenter son joli dessin à ses parents et ces derniers le reçoivent avec joie et fierté. Mais peut-on parler de "perfection" vis-à-vis du dessin ? D'un point de vue qualitatif certainement pas... Mais du point de vue de l'amour, cela ne me choquerait pas ! Alors changeons notre perspective bien trop portée sur la performance et apprenons à vivre aimés et à aimer Celui qui nous a aimé le premier ! Il n'y a pas meilleure nourriture !

 

 

Je prie donc que ceux qui lisent ces lignes et se sentent concernés puissent prendre du recul et arrivent à se remettre en question, trouvent le chemin du repos dans la confiance en notre Bien-Aimé tout en s'exposant continuellement à la Lumière et à la Vérité libératrice afin que vous puissiez finalement dire : "J'étais aveugle mais maintenant je vois !"

Écrire commentaire

Commentaires: 1
  • #1

    Gerber Noémie (dimanche, 25 février 2018 09:00)

    Magnifique! Merci pour ces mots qui touchent!