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Quand Dieu parle tout arrive

Je vais vous raconter une histoire, une histoire vraie, récente.

 

Une brûlure qui dégénère

 

Il y a quelque temps de cela, notre fils de 4 ans s’est brûlé avec une braise tombée dans sa botte. Après un passage sous l’eau froide et la mise de miel, la nuit et un repos bien mérité sont arrivés. Le lendemain matin, la cloque sur le dessus de son pied était très impressionnante.

Nous sommes donc allés voir le médecin. Elle nous rassure, c’est une brûlure du second degré, nous pouvons continuer le miel ou mettre des pansements spéciaux qu’elle nous prescrit. Le miel dégoulinant un peu partout, nous avons choisi les pansements. Au bout d’une semaine, la cloque a séché et a commencé à s’arracher.

 

Nous avons alors découvert que ce qui était en dessous avait un drôle d’aspect. Mais n’y connaissant rien, nous avons laissé passer 2/3 jours. Puis voyant que rien ne s’améliorait, j’ai décidé de remettre du miel un matin.

Le soir, au moment de la douche de notre fils, nous découvrons que son pied est enflé. Il n’a pas de fièvre alors nous laissons passer la nuit.

 

La peur frappe à la porte

 

La découverte de ce pied enflé me fait paniquer « il doit y avoir une infection, ça peut être très dangereux, il pourrait être amputé ou mourir si nous n'agissons pas à temps ». Clairement, je pars en vrille et imagine le pire du pire. L’angoisse me saisit et je n’arrive plus à raisonner. J’ai beau me dire qu’il n’a pas de fièvre donc que ce n’est pas un stade inquiétant, j’ai beaucoup de mal à rester en paix. Avant de me coucher, je vais voir notre fils et vérifie qu’il n’a pas de fièvre. Tout va bien, alors je vais au lit. Mais je suis tourmentée et dans la peur : et si mon fils mourait dans la nuit ?

 

Je lutte et crie à Dieu : " je sais que tu es là, que tu es puissant et que tu prends soin de moi et de mes enfants. Tu l’aimes plus que moi et tu ne nous abandonnes jamais."

Mais c’est dur, la paix ne vient pas. Je m’endors, mais me réveille vers 2/3 h du matin, l’envie d’aller vérifier que mon fils est vivant me saisit telle une pulsion indomptable. Mais je repense à mon Papa céleste : "tu es bon, je sais que tu es bon, je peux compter sur toi. Je t'ai déjà vu le prouver tant de fois". Je lutte encore, je résiste et ne monte pas, mais non sans mal. Le sommeil finira par me gagner à nouveau.

 

Direction l’hôpital

 

Le matin, le pied est toujours gonflé, voire légèrement plus. Et cela commence à être douloureux pour notre fils.

Retour chez le médecin (un autre que la première fois). Verdict : érysipèle (infection bactérienne cutanée), brûlure plus profonde que diagnostiquée il y a 10 jours (limite 3ème), il y a de la fibrine, il faut l’enlever, mais c’est très douloureux, besoin d’aller aux urgences pédiatriques.

 

Normalement, dans ce genre de situation, je panique trop et j’ai si peur de paniquer que je demande à Stéphane (mon mari) d’y aller. Mais là je sens que je dois le faire, je veux affronter cette peur, Dieu est avec nous, je ne veux plus me laisser submerger par la peur et la laisser me diriger.

 

Nous voilà aux urgences pour l’après-midi entière. Bilan : brûlure du 3 ème degré, il faut revenir dans 2 jours pour changer le pansement et nous allons devoir sûrement aller à Nantes dans 3 jours, car pour une telle brûlure c’est là-bas le centre de référence.

 

Dieu est toujours là et encourage

 

Dans la nuit qui suit, je fais un rêve dans lequel Dieu me parle et me rassure : il est toujours avec moi, il me précède, je peux compter sur lui et si ma vie à l’air de vouloir se transformer en cauchemar, il m’en extirpera. La seule clef : CONFIANCE.

 

"Fais-moi confiance Sarah". J’entends régulièrement sa voix me le répéter. C’est alors que cela devient un guide dans tout ce qui va suivre. Je sens qu’Il gère, que tout ce que je dois faire c’est garder confiance en Lui et Le laisser nous guider dans tout ce processus.

 

Il va falloir greffer

 

Le lundi, j’apprends que j’irai bien à Nantes le lendemain.

 

Là-bas on me dit que c’est finalement une brûlure du 2nd degré profond et qu’étant donné le temps écoulé depuis le jour de la brûlure il est fort recommandé de procéder à une greffe de peau. Elle est programmée 8 jours après. L’interne m’explique le protocole et à ce moment, une phrase provoque une agitation à l’intérieur de moi : avant l’opération, la plaie sera regardée, car avec les enfants il y a parfois des surprises. Si la cicatrisation a finalement été bien meilleure, on annule tout, sinon, on maintient l’opération.

 

Dieu installe une conviction

 

Je ne saurais expliquer autrement que cette sensation de vague intérieure, mais à ce moment je crois que c’est le St Esprit qui appuie et la foi qui s’agite en moi. Dans ces quelques secondes, je commence à clairement me dire que Dieu est en train de nous dire qu’il n’y aura pas de greffe. Cela fait aussi écho à mon rêve : confiance.

 

Un protocole est mis en place d’ici le jour de l’opération : chaque jour, une infirmière viendra nettoyer/gratter la fibrine et changer le pansement.

 

Des jours douloureux pour notre fils

 

Nous avons trouvé une infirmière adorable, mais par contre, chaque jour, c’est tout bonnement de la torture pour notre fils. Il hurle et pleure. Stéphane est obligé de le bloquer et notre fils lui crie de dégager…

 

Au cours d’un rendez-vous avec un anesthésiste en vue de l’opération, celui-ci me précise qu’une greffe, c’est douloureux, mais qu’on aura des produits pour aider à gérer cette douleur.

Notre fils souffre chaque jour des soins et il continuera d’avoir mal, même après l’opération. Nous savons qu’humainement c’est une solution qui garantit une meilleure cicatrisation, mais elle n’est pas sans difficulté et prend du temps.

 

Tenir ferme

 

Alors, en famille, avec ce qu’il nous semble avoir reçu du cœur de Dieu, nous croyons et nous nous attendons au changement chaque jour.

 

En toute sincérité, nous sentions bien Stéphane et moi que notre foi pour un miracle instantané n’était pas vraiment là. Nous l’avons confessé, mais nous nous sommes aussi confié dans ce que Dieu nous disait : "confiance, il n’y aura pas de greffe".

 

Premier soin avec l’infirmière, aucun changement, de la fibrine partout. 2ème jour, c’est bien mieux et l’infirmière le dit sans qu’on en parle en amont. La veille de l’opération, nous pouvons voir combien les tissus se sont bien mieux reconstitués, mais on ne peut pas dire que ce soit magnifique non plus, loin de là.

 

Entre-temps, notre fille de 9 ans a fait un rêve avec Jésus et est convaincue qu’il n’y aura pas de greffe.

 

Un temps particulier, une révélation

 

Un soir, avec Stéphane, nous sentons de prier et proclamer les paroles que Dieu nous donnera de proclamer. Je ne rentrerai pas dans les détails, mais nous avons tout de même senti une dimension spirituelle dans ce qui se passait. Se mettre à la merci du Saint-Esprit et le laisser nous envahir et manifester notre autorité, c’est ce que nous désirions. Pas de crier des principes et des théologies, juste suivre ce discernement qui vient de Lui et agir en conséquence, toujours avec Lui.

 

Lors de ce temps, je suis bouleversée par l’amour de notre Papa.

Alors que je prie en redisant notre confiance en Lui, sur ce qu’il a dit, etc., mais aussi étant vulnérable sur là où j’en suis dans ma foi vis-à-vis de ce genre de sujet (c’est-à-dire très limitée, car peu de fruits par le passé et aussi mes peurs si fortes) il me percute : il m’emmène à imaginer le jour J et l’annulation de la greffe, l’émotion me gagne et j’entends dans mon cœur Ses paroles : "si seulement Sarah tu savais à quel point je t’aime et à quel point j’aime ton fils, tu ne douterais pas et tu te réjouirais d’avance."

 

Je suis bouleversée par Lui et dans mon cœur se grave cette conviction : il n’y aura pas de greffe.

Jusqu’à ce moment-là, j’avais encore quelques doutes d’avoir vraiment entendu Dieu, mais à partir de cette expérience bouleversante, je ne doute plus, j’y crois et m’y attend.

 

Le jour J

 

Nous arrivons à l’hôpital à 7h du matin. Installés en chambre, nous avons la visite d’une infirmière et d’une anesthésiste. Nous leur parlons de ce que l’interne nous avait dit : il passerait regarder l’état de la plaie avant de confirmer la greffe.

Les soignantes sont surprises et n’ont pas l’air au courant. Cela ne me rassure guère, je me demande même si l’interne n’avait pas dit ça pour nous faire positiver et tenir bon jusqu’à la greffe…

Malgré tout, elles prennent contact avec le service concerné et l’interne finit par venir nous voir.

 

Cela ne se passe pas comme espéré

 

Nous sommes en plein suspens l’espace de quelques minuscules secondes, mais à peine a-t-il posé le regard sur la brûlure qu’il nous dit : « non, là vraiment on confirme la greffe ».

Avec Stéphane nous ne sommes pas bouleversés, mais un peu surpris. Personnellement, je questionne directement Dieu : me suis-je trompée ? Ai-je mal interprété ? As-tu vraiment parlé ? J’ai besoin d’apprendre, c’est trop important, enseigne-moi Père.

 

En méditant sur ces question avec Lui, ces pensées me viennent : "pourquoi penses-tu que c’est foutu ? Il n’est toujours pas greffé, il peut encore se passer des choses ! Il peut encore cicatriser à tel point que tout soit annulé ! Ce n’est pas terminé."

 

Honnêtement, à ce moment, je ne sais pas à quel point mes désirs parlent ou si c’est bel et bien Dieu. Mais me reviennent ce qu’il m’avait dit avant : confiance et combien il m’aime. Cette expérience d’amour était authentique, je sais que je sais que je sais, que je n’ai pas pu inventer ça. Alors je me repose dans son amour et prie pour mon fils dans mon cœur. Je garde le repos de son Esprit et attends.

 

Derniers espoirs, vite perdus

 

L’heure est venue, nous l’accompagnons jusqu’au bloc. La séparation se passe bien.

Je m’attends à ce qu’ils nous le ramènent vite en nous expliquant que la greffe a été annulée. Les minutes passent, les heures. Je me résigne, il est clairement en train d’être greffé, il est même clairement déjà greffé et il doit être en salle de réveil.

 

Au bout de 3 h il revient.

 

Dieu dans toute sa grandeur et sa splendeur

 

Rapidement, Stéphane regarde son cuir chevelu, lieu du prélèvement de la greffe. Surprise ! Il ne voit rien. Le brancardier et l’infirmière ne sont pas au courant et nous disent d’attendre le passage du médecin.

 

L’agitation à l’intérieur de nous grandit, se pourrait-il qu’il n’ait pas été greffé ?? En tout cas, il a un énorme bandage sur le pied et jusqu’au-dessous du genou.

 

Notre attente aura été courte, le chirurgien et l’interne arrivent dans les 5 minutes. Le chirurgien nous explique qu’il n’a pas procédé à la greffe. Il nous dit que la plaie présentait les critères nécessaires à tout simplement rapprocher la peau et refermer en suturant. Il nous précise que c’est quelque chose de rare, mais que là c’était possible.

 

Une grosse claque divine

 

Nous sommes abasourdis ! C’est bien réel ! Notre fils n’a pas été greffé. Dieu avait bien parlé et quand Dieu parle, tout arrive effectivement ! Ses promesses ne changent pas !

 

Nous remercions grandement les médecins qui, j’ai l’impression, sont un peu surpris de notre enthousiasme.

 

Et nous restons sciés, bluffés par la grandeur de notre Dieu, par la puissance de son Esprit. Je me sens défiée par Lui, je suis mise face à la réalité que je sous-estime encore bien trop sa puissance et aussi la réelle possibilité que j’ai (et qui est pour chacun), de vivre des miracles et des choses qui nous semblent impossibles. Mon incrédulité est percutée de plein fouet. Et en même temps, je sens un espoir grandir en moi, l’espoir avec un grand « e », celui qui se lie à la foi. Je sens quelque chose s’ouvrir à l’intérieur de moi.

 

Notre Dieu est si grand, si puissant, et son amour est vraiment une arme de transformation massive !

 

Mes mots ne sont pas suffisants pour décrire la profondeur de ce qu’il a gravé en nous et dans toute notre famille ce jour-là.

 

Être éblouis par la grandeur de notre Dieu

 

Quelques jours après, nous apprenons par notre fils lui-même qu’il avait vu Jésus et Dieu dans le ciel et que Jésus criait « Cicatrise ! Cicatrise ! ». Il nous a précisé qu’il était dans le ciel, mais qu’il n’était pas mort et qu’il n’y avait pas de méchants et qu’il y avait les gardes de Jésus. Mon cœur est à nouveau touché par notre Papa. Incroyable, pas possible, j’hallucine ! Mais pourtant si !

 

Ô combien il nous faut être encore et bien plus bouleversés par Lui ! Combien le peuple de Dieu a besoin de renouer avec la réalité de qui est son Dieu et de qui nous sommes en tant que fils et filles !

 

Un encouragement

 

Je désire sincèrement encourager chacun. Et si j’ai voulu tant détailler l’histoire, c’est pour être sincère et ne pas vous laisser la possibilité de croire que c’était facile, que nous n’avons pas douté, que tout a été parfait... Non ! D’ailleurs, en toute sincérité, malgré les convictions qui étaient les miennes, je ne les ai guère assumées en public. Soit je ne disais rien, soit je les évoquais d’une manière légère. La peur de me tromper et d’être ridicule m’intimidait. Ce que les gens penseraient de moi m’a clairement influencée. J’ai même eu un moment de panique où je me suis tourmentée avec ça : et si parce que je cachais ma conviction cela allait bloquer la promesse de Dieu ?

 

Cela peut vous paraître ridicule, excessif, mais je suis sûre que certains peuvent se reconnaître.

 

Nous sommes tous en apprentissage, il n’y a pas de meilleurs et de moins bons. Tout ce qui s’est passé n’est que le fruit de Son amour et de Sa grâce. Mais il faut déjà être un minima au courant, sinon, on ne s’y exposera pas. Et la seule chose que nous ayons faite c’est de nous soumettre à Lui, de le suivre, de lui dire oui. Bien qu’ayant été déstabilisés parfois, nous avons tenu le fil rouge de Sa Parole.

 

Alors à chacun, si vous avez reçu des promesses de Dieu, si votre expérience de vie vous a traumatisé et vous a fait douter ou renoncer, reprenez/gardez espoir ! Accrochez-vous ! Ne laissez rien ni personne, aucune circonstance vous faire douter de ce qu’Il a dit. Attendez-vous à Lui avec assurance,  Dieu ne vous a pas oublié ! Ne faites rien par vous-même, mais continuez, croyez et reposez-vous en Lui.

 

Il est bien au-dessus de tout !

 

Ce qui est fou dans notre expérience, c’est que nous ne savions pas qu’il était possible de simplement suturer. Nous imaginions seulement l’annulation de la greffe et le retour à domicile avec soins, dont le grattage si douloureux. Mais il y avait bien mieux ! Et si nous avions fait les forcenés, imaginons jusqu’à annuler nous-mêmes la greffe (après tout, Dieu avait dit "pas de greffe"), nous serions passés à côté de bien mieux ! Plus du tout de douleurs pour notre fils et une cicatrisation accélérée grâce aussi à la suture ! Il n’a eu aucune douleur post-opératoire ou de cicatrisation les jours qui ont suivi. Quand il a compris que c’était fini de gratter, il en a eu les larmes aux yeux.

 

Oui, Dieu est bon ! Et il veut faire de nous un peuple de foi, un peuple qui renverse les montagnes !

 

Connaissons-le bien plus, connaissons son Amour infini et soumettons tout notre être, toute notre vie à Lui et seulement Lui. Laissons-le tout diriger, ne contrôlons plus rien. Faisons-lui confiance, car nous sommes dans ses mains !

Comme je l'ai entendu récemment par Heïdi Baker :

"Nous ne comprenons pas les voies de Dieu. Mais si nous nous y soumettons, Il peut faire tout ce qu'Il veut de la façon la plus magnifique et la plus spectaculaire!"

 

Alléluia ! Son Royaume est là !

 

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Commentaires: 5
  • #1

    Jean François le papy (jeudi, 25 novembre 2021 19:24)

    je suis tellement heureux que vous ayez expérimenté ce miracle! C'est dans l'ADN de DIEU de nous guérir. Merci de nous avoir partagé avec toute transparence ce chemin de guérison. Nous sommes ses enfants et comme le dira Jésus la guérison c'est notre pain. Dieu est bon et comme tous les pères, il est si heureux quand son enfant lui fait confiance ça l'honore. Ça révèle ce que c'est que d'avoir un papa céleste!

  • #2

    Rousseau Cécile (jeudi, 25 novembre 2021 22:15)

    Merci beaucoup Sarah pour ce partage et quel témoignage. Je me reconnais à travers ce que tu dis. C'est tellement vrai. Très heureuse que votre petiot aille bien mieux grâce à Dieu. Merci St Esprit, merci Jésus, merci Dieu. AMEN ���

  • #3

    Julien Eckler (vendredi, 26 novembre 2021 00:13)

    Gloire à Dieu, magnifique témoignage bises à vous quatre . Julien de Mulhouse ;)

  • #4

    Marylène (samedi, 27 novembre 2021 11:49)

    Merci pour ce témoignage Sarah qui prouve que nous demeurons humain...et que l'amour Divin de Notre Père est au dessus de notre humanité...Il nous aime plus que nous même ainsi que nos enfants et petits enfants; Gloire à Dieu

  • #5

    Annick Geneix (jeudi, 02 décembre 2021 19:55)

    Merci Sarah pour ce témoignage encourageant. Dieu n'est pas un homme pour mentir ni un fils de l'homme pour ce repentir. Ce qu'il dit il le fera et il l'a fait dans cette circonstance Amen.